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Le fermier Tabi avait trouvé dans la forêt un démon moitié mort et il avait eu piti éde cette créature âgée et faible que ses compagnons de malfaisance avaient abandonné sans pitié derrière eux.

Tabi l'installa dans sa grange et le nourrit de lait et de pommes de terre. En quelques jours, le viux démon retrouva une mine florissante.

Tabi prudemment n'avait dit à personne qu'il avait recuilli un démon. Mais le vieux démon, inconscient, passait son temps à chanter à tue-tête d'une voix affreuse qui faisait hurler les chiens. Tabi essaya de lui expliquer qu'il fallait qu'il se taise, mais le démpn pas très malin ne comprit rien.

Tabi essaya plusieurs fois de le remmener en forêt, mais le démon revenait toujours.

  diable

feu de la saint jean

Et, les gens finirent par apprendre que Tabil hébergeait un démon et ils vinrent le voir par curiosité. L'affaire arriva aux oreilles du pasteur. Et comme on était la veille de la saint-Jean, il décida de profiter de l'occasion pour vaincre le démon de façon particulièrement spectaculaire.

Il fit installer le démon sur le bûcher qui avait été construit sur la colline de Munamägi.

Une foule immense se rassembla sur la colline attirée par le feu et l'envie de voir brûler le démon.

Lorsque le pasteur aperçut la lueur d'autres feux, il alluma le bûcher.

Rien de spectaculaire ne se passa jusqu'au moment où la fûmée commença à chatouiller les narines du démon.

Et alors....

Et alors, le démon éternua et les arbres disparurent aussitôt de la colline et la colline devint lisse comme un oeuf et glissante comme la glace et tout les gens tombèrent et se retrouvèrent en bas de la colline.

A ce moment là, le démon toujours sur son bûcher, se mit à pousser des cris si déchirants que ceux qui étaient venus le voir brûler le prirent en pitié et filèrent chercher des échelles pour essayer de grimper sur la colline et le sauver.

Mais Tabi avait déjà entrepris d'escalader en s'aggripant avec ses ongles. Il parvint en haut en laissant des trainées de sang derrière eux. Enfin Tabi que l'on voyait grimper comme une araignée disparut dans les flammes. Il rapparut rapidement avec le démon qui s'envola aussitôt vers la forêt et que l'on entendit ensuite courir à toute vitesse.

La colline reprit aussitôt son aspect habituel et tout le monde fit la fête autour du feu de la saint-Jean.

Tout le monde, sauf le pasteur que toute cette affaire avait terrifié et qui avait couru tellement vite vers son église qu'emporté par son élan, il avait oublié de s'arrêter et s'était cogné dans le mur. Sous le choc, il se tua et la pierre contre laquelle il s'était cogné devint noire.

Tabi rentra chez lui et là, une belle surprise l'attendait. Ses vaches maigres étaient devenues bien grasses. Son herbe sèche s'était transformé en excellent trèfle et sa charette minable en superbe voiture.

A la saint-Jean de l'année suivante, avant de partir faire la fête autour du feu, il mit à disposition du diable des pommes de terre et du lait. Au retour, il vit que le diable était passé à la trace de ses pieds. Et en ramassant les récipients qui avaient contenu les aliments, il découvrit au fond de chacun, un joli tas de pièces d'or.

Il ne reste plus dans le village de personnes assez vieille pour avoir assité à l'évènement, mais une pierre noire parmi les pierres blanches du mur de l'église témoigne qu'il a bien eu lieu.

La traduction intégrale de la légende estonnienne dont ce récit est adapté

 
 
 
 
 


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