Chapitre 5 : L'arrivée de Marie Sous le lit, nous avons trouvé un livre. Lola a fulminé : J'avais un devoir de maths à finir. J'ai filé dans ma chambre.
* * * * Après un lundi morose au lycée, je suis rentré le plus vite possible à la maison. Pas le moindre signe de maman, pas de message sur le répondeur, rien. Plus grand chose dans les placards ni dans le frigo et je ne savais pas quand Marie allait arriver. A moi le panier à roulettes et les courses chez Franprix. Maman me faisait confiance et j'avais toujours assez d'argent pour faire les courses pour plusieurs jours. Je lui ramenais les tickets. De temps en temps, elle y jetait un coup d'oeil et posait une question saugrenue. Histoire de montrer qu'elle contrôlait la situation. Un peu avant 20 heures trente, Marie a sonné à la porte. On ne peut pas dire que nous nous sommes précipités pour lui ouvrir. C'est Lola qui s'est dévouée. Elle a ouvert la porte et nous avons poussé tous les 4 un grand cri de surprise. On voyait à peine Marie derrière son ventre. Nous ne l'avions pas vue depuis six mois, depuis la tumultueuse affaire de l'internement. Alors qu'avant, elle venait plusieurs fois par semaine. Limite incruste ! J'étais quand même contente de la revoir. Et surprise aussi. A ma connaissance, elle n'était pas mariée et ce n'était pas son genre le bébé toute seule. Elle n'a pas eu le temps de réagir, nous n'avons pas eu le temps de lui dire bonjour et de l'embrasser. Elle a juste fait un pas en avant et le bidule s'est mis en marche. La marche turque à fond la caisse., des éclairs, quelques bruits de pétard, une explosion plus forte que les autres et tout un tas de petits trucs ont été projetés dans le salon. Marie et son bidon ont donc eu droit à une arrivée en fanfare. Dieu merci, elle n'est pas trop émotive et tout ce tintamarre n'a pas déclenché l'accouchement. Elle nous a embrassés et s'est affalée dans le canapé. |
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