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Petit poème en vers de mirliton pour célébrer un ballon même pas rond.
Deux hordes de véloces colosses
Sur l'herbe se disputent féroces
Un ballon de cuir même pas rond
Pas de place pour les fanfarons
Coups et horions tombent sec et fort
Tous sont prodigues de leurs efforts
Ils courent, poussent, sautent, tirent et plaquent
Dans ce jeu étrange et foutraque
La balle avance à reculons
Et les sanglots longs des violons
Ne bercent pas des coeurs monotones
Les spectateurs chavirent et tonnent
Le rugby est une joyeuse fête
Célébrée même les soirs de défaite

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