Trouver une expo à Paris pour un ado pas fan d’histoire et d’art traditionnel, une gageure que nous relevons

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Un de nos ados, un peu aidé par ses parents et ses profs,  a réalisé qu’il avait abusé des jeux vidéos et que sa cervelle commençait à ressembler à de la faisselle.  Il a demandé à faire des sorties culturelles.

L’ado n’est plus un enfant. Cet ado n’est pas fan d’histoire, ni d’art au sens traditionnel. Il lui faut de l’expo qui dépote, pas forcément quelque chose qui lui plaise, mais quelque chose qui éveille son intérêt.

Maths à la Fondation Cartier, déjà fait ! On a aimé : un grand enfant, cet ado, une adulte.

La gaieté Lyrique, on a été échaudé

Beaubourg, rien de glamour en ce moment et on a raté Yayoi Kusama, le musée d’art moderne non plus, le 104 est fermé pour mise en place et le palais de Tokio est fermé pour travaux.

Alors, il a fallu creuser et on a trouvé :

On va commencer par du contemporain aux Gobelins : décors et installations   42 avenue des Gobelins 75013 Paris
Des artistes contemporains ont conçu des installations en assemblant tapis, tapisseries et dentelles  des manufactures nationales, ou meubles du Mobilier national, à certaines de leurs oeuvres.
Un artiste est présenté dans le décor de la chapelle des Gobelins (Jean-Michel Alberola).
Le plafond de François Rouan et l’oeuvre de lumière de Nathalie Junod Ponsard, commandes du Mobilier national, sont des installations destinées à durer au-delà de l’exposition.
Trois installations sont issues de regroupements thématiques : Énigme des dieux (Marc Couturier, Corinne Sentou, Martine Aballéa, Didier Trenet), Vision des cartes (Claude Closky, Esther Shalev-Gerz) ou Étrangeté iconographique (Gérard Garouste, Louise Bourgeois, Pierrette Bloch).
Des tapisseries anciennes de grands maîtres du XVIIe et du XVIIIe siècles, ainsi que des tapis orientaux, figurent dans trois installations, et deux inserts pédagogiques sont consacrés à Eugène Chevreul et aux tissus coptes. Du mobilier ancien et un métier à tisser sont intégrés à quatre installations.

Puis, ensuite, nous allons partir sept fois plus à l’Ouest avec Yann Kersalé à l’espace Edf  6 rue Récamier, 75007
Sept lieux en Bretagne ont été mis en lumière par Yann Kersalé entre juillet et septembre 2011. À ces occasions, ils ont fait l’objet de captations de « matière-lumière » à l’heure bleue, lumière des crépuscules d’été et elles sont mises en scène dans l’espace de l’exposition où se dessine  un parcours à sensations, entre ombres et lumières, au travers de « blacks boxes » que l’artiste a souhaité agencer librement, sans itinéraire imposé. Dit comme ça, ce n’est pas clair. Mais nous avons vu des reportages sur son travail sur Arte et c’était plus qu’impressionnant.

Et sinon, dans nos cartons, un petit tour chez Marcel Storr au Pavillon Carré de Baudouin 121 rue de Ménilmontant 75020 Paris
L’oeuvre de Marcel Storr est à la fois intrigante dans le détail, époustouflante dans son ensemble. Elle regroupe une soixantaine de dessins de cathédrales et mégapoles imaginaires réalisés clandestinement par un cantonnier du bois de Boulogne, décédé en 1976 dans le plus complet anonymat. Et c’est gratuit.
Marcel Storr  présent dans un des éléments de mes voeux 2012

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