Roy Lichtenstein au centre Pompidou jusqu’au 4 Novembre 2013

royLe Centre Pompidou présente une rétrospective Roy Lichtenstein en 124 tableaux, sculptures et estampes qui éclairent son parcours et dévoilent la richesse de son oeuvre qui ne se réduit pas à des variations sur la bande dessinée.

Lichtenstein n’était pas juste un peintre pop. Il expérimentait continuellement de nouvelles techniques et matériaux tout en recyclant continuellement des « trucs » déjà expérimentés. Il appliquait ces « recettes de cuisine » à sa propre peinture, mais aussi à la peinture du 20ème siècle.

A sa façon Lichtenstein est un historien de l’art moderne.

Tout commence en 1962 : en même temps qu’il peint les agrandissements d’extraits de bandes dessinées et d’objets de grande consommation qui vont le faire connaitre,  Roy Lichtenstein s’attaque à  l’histoire de la peinture.  Sa relecture de l’histoire de l’art moderne commence avec une série de portraits inspirés de Picasso, puis des tableaux citant Mondrian et Cézanne et se continue avec l’Art déco et le modern style.

À partir de 1965 et pendant quelques années, Lichtenstein travaille le motif récurrent d’un coup de pinceau agrandi et simplifié. Cette métaphore de la peinture est aussi un clin d’oeil à l’expressionnisme abstrait.

Ces « ready-made » des différents styles et artistes connus du 20e siècle, Lichtenstein les aborde de manière successive sans systématisme, au gré de ses admirations, visites d’expositions et révisions incessantes. Il le fait en peinture, mais aussi en sculpture et en gravure.

Lichtenstein applique aussi cette mise en abyme à son propre travail. Il garde toujours un oeil amusé sur le processus de copie et de reproduction qui est à l’œuvre dans son travail.

Cette exposition met en lumière ces œuvres à la fois tridimensionnelles et relativement plates, où l’effet de trompe-l’œil est souvent saisissant. Elles traversent tous les mouvements et styles explorés par l’artiste en peinture : c’est avec une ligne graphique dessinée dans l’espace et des couleurs primaires qu’il représente des têtes dans tous les styles (expressionniste, surréaliste, archaïque…).

Au milieu des années 1990, Lichtenstein, alors septuagénaire, s’attaque à un nouveau pan de l’histoire de l’art : la peinture de paysages de la Chine ancienne, celle de la pensée taoïste qui conçoit la figure de l’artiste en sage philosophe dont la pratique de la peinture accroît la longévité. Comme un dernier pied de nez du peintre, au crépuscule de sa vie. 

Et nous vous recommandons,  bien sûr, profiter de l’occasion pour savourer la vue incomparable que l’on a sur Paris depuis l’escalator. La ville se dévoile peu à peu au fur et à mesure de la montée. Fascinant.

de 11h00 à 21h00 Fermé le Mardi. Centre Pompidou

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